Formation, transition numérique : les partenariats renforcent les atouts de Bruxelles

Les invités à la table ronde organisée par Mediaplanet

Mediaplanet a réuni un panel de sept experts autour de Bernard Clerfayt, le ministre bruxellois en charge de la Transition numérique, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, et de Barbara Trachte, la secrétaire d'État bruxelloise à la Transition économique et à la Recherche scientifique.

Nous relatons ici quelques extraits des échanges, avec un focus particulier sur les aspects formation et transition numérique.*

La forte exigence de compétences crée un écart à combler

Tant Guillaume Boutin – CEO Proximus Group, que Bruno de Thibault – CEO Touring, font état des efforts et investissements consentis dans les programmes de formation. Ces derniers sont  proposés en collaboration avec les agences régionales pour l’emploi ou les instituts d’enseignement. Malgré cela, les cadres ne sont pas remplis, les processus de formation ne suivent pas l’évolution de la demande de compétences.

Bernard Clerfayt relève la forte exigence en compétences sur le marché de l’emploi bruxellois. Si l’offre en formation est de très bon niveau, et c’est un atout de la Région, Bruxelles est cependant « la plus exigeante en termes de demandes de compétences ». Et de relever l’urgence d'améliorer le niveau de compétences des chercheurs d’emploi, notamment en informatique.

Le Ministre rappelle les partenariats en cours grâce au dispositif des pôles formation-emploi. « Afin de rapprocher la formation des besoins des entreprises, des collaborations sont en place entre les services publics de formation et le privé via les fonds de formation pour travailleurs. Dans la construction, le technique, le digital et la logistique, des pôles formation-emploi définissent les meilleures apprentissages possibles, tant en formation continue que pour les chercheurs d’emploi. »

L’alternance connecte la réalité des métiers et la formation

92 métiers bénéficient en Région bruxelloise d’une solution de formation en alternance, on ici est au cœur de la complémentarité formation – expérience en entreprises. Les formations s’adressent aux jeunes dès 15 ans et à « un public d’adultes de plus en plus important, y compris ceux en reconversion » précise Vincent Giroul, directeur efp formation.

« 80 % des jeunes ayant suivi une formation en alternance trouvent un travail immédiatement. Et pour cause : l’alternance permet de tester tout de suite la réalité d’un métier au sein d’une entreprise et à celle-ci de former sur mesure ses futurs collaborateurs. Il faut continuer de mieux soutenir cette filière d’avenir à l’instar de ce qui se fait en Allemagne, en Suisse et en Autriche. » précise Bernard Clerfayt.

Le Directeur d’efp formation lance à ce propos un appel aux entreprises bruxelloises : « à la mi-janvier dernier, 1.742 personnes cherchaient encore une place de stage ». La motivation des chercheurs d’emploi ne fait pas défaut : 7000 personnes sont inscrites dans ce dispositif de formation en alternance.

Certains domaines d’activités sont moins connus des Bruxellois, et recèlent pourtant un grand nombre d’emplois. Philippe Matthis rappelle l’importance du succès du port et ses « 12.000 collaborateurs directs et indirects ». Il rappelle aussi l’importance de la formation au cœur de l’activité du port : « le personnel bénéficie de plans de formations annuels et nous participons, avec Actiris, à l’engagement de contrats de premier emploi, qui concernent 10 % de nos collaborateurs. »

La formation continue fait partie aussi de la stratégie de pédagogie pratique mise en place par les hautes écoles rappelle Emmanuelle Havrenne, Directrice-Présidente Haute École Ephec. Le partenariat avec les entreprises « se traduit aussi via les 15 semaines de stage en entreprise en fin de cycle, via des entreprises qui proposent des sujets de travaux de fin d’études ».

Innovation et partenariats augmentent la productivité

Innoviris soutient chaque année 300 projets en recherche industrielle précise sa Deputy Director General, Marie-Carmen Bex. Elle illustre l’importance des partenariat et relève que « plus de 30 % des projets sont le fruit d’une collaboration entre plusieurs acteurs et non plus le fait d’une seule institution ».

Emmanuelle Havrenne rappelle les différents aspects de l’innovation dans la formation, nous retiendrons les compétences en termes de « digitalisation et de nouveaux modèles économiques - économie circulaire ou collaborative, e-business, etc ». Dans ce contexte de pandémie, elle précise que « l’innovation concerne enfin les pratiques pédagogiques, qui ont dû particulièrement s’adapter depuis un an avec l’enseignement à distance et les plateformes d’e-learning».

L’innovation est essentielle à l’amélioration continue des connaissances et de notre société rappelle Bernard Clerfayt. « Qu’elle soit technologique ou sociale, elle améliore notre productivité, notre économie, notre pouvoir d’achat, notre confort de vie, la qualité de nos emplois, etc. L’appétence pour l’innovation doit être largement partagée et, partant, l’appétence pour les formations aux STEIM - sciences, technologie, engineering, informatique, mathématiques. Ceux qui sortent de ces filières ont tous directement du travail de bonne qualité et pour longtemps. »

Au final, plus d’emplois grâce au numérique

« Parmi les 92 métiers proposés dans nos formations, pas un seul n’est épargné par la globalisation de la digitalisation. Nous intégrons dès lors les compétences numériques dans tous nos programmes. » précise Vincent Giroul

Bernard Clerfayt met en lumière des opportunités de création d’emploi : « La transition numérique doit être maîtrisée pour créer de l’activité économique. Agoria, la fédération des entreprises technologiques, a mis en évidence que la digitalisation créera bien plus d’emplois qu’elle n’en détruira. Toutefois, la fracture numérique est bien présente : selon une étude récente de la Fondation Roi Baudouin, 15 % des gens ne maîtrisent pas du tout les outils du numérique et près de 40 % les maîtrisent mal. Afin de remédier à cette situation, Bruxelles a développé un ‘plan d’appropriation numérique’ qui accompagne les publics les plus faibles. »

Les données : « une source de valeur ajoutée reproductible à l’infini »

Guillaume Boutin à propos des effets de la crise sanitaire : « […] on n’a jamais eu autant besoin de proximité et de contacts humains. […] Le besoin de proximité créera au contraire une relocalisation des outils de production et de l’Internet. C’est ici une énorme opportunité de réinvention des services digitaux du quotidien, de développement économique et de redéploiement des capitaux vers les filières locales. Un exemple : le boucher au coin de la rue deviendra demain un acteur du web car il sera capable de promouvoir son activité sur Internet. »

Le ministre de la Transition numérique Bernard Clerfayt rappelle la valeur ajoutée de l’exploitation des données. « La digitalisation amène en effet aussi à l’exploitation des données afin d’améliorer les services offerts. C’est ce qu’on voit entre autres avec les Mobility As A Service Platforms (MaaS), des applications qui permettent de trouver toute l’information nécessaire à une meilleure mobilité, entre autres en recourant à l’intelligence artificielle. Tout cela pose néanmoins la question de la sécurité et du caractère public de nos données. Je suis personnellement partisan d’une grande publicité des données, dans la mesure où elles sont inépuisables et qu’elles constituent une source de valeur ajoutée reproductible à l’infini. »

Dans ce domaine en particulier, Guillaume Boutin rappelle tout l’intérêt des partenariats. « La data nécessite une approche conjointe du monde du public et du monde du privé. La souveraineté de la data et les ‘coffres-forts numériques’ sont des sujets dont nous devons nous emparer tous ensemble extrêmement rapidement. Si nous ne le faisons pas, d’autres acteurs européens ou d’ailleurs le feront pour nous ! »

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* Cet article est une synthèse des propos recueillis par Philippe Van Lil pour Mediaplanet

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Wifi.brussels séduit de plus en plus

Wifi.brussels, le réseau gratuit de la Région de Bruxelles-Capitale

Wifi.brussels, c’est le réseau wifi gratuit de la Région bruxelloise. Il permet aux Bruxellois, aux navetteurs mais aussi aux touristes de surfer gratuitement sur le net un peu partout dans Bruxelles. En 2020, près d’un million d’appareils se sont connectés au réseau gratuit.

« En permettant à tous, Bruxellois ou gens de passage, de surfer gratuitement sur le net, wifi.brussels est l’une des pierres angulaires d’une Région SmartCity. Parce qu’une Région Smart, c’est une Région qui utilise la technologique numérique au bénéfice de ses citoyens. Et, aujourd’hui, personne ne peut se passer d’internet », déclare Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de la Transition numérique.

Un seul compte Wifi.brussels pour se connecter en 221 lieux

Les bornes du réseau Wifi.brussels se situent aussi bien en extérieur, dans l’espace public, qu’à l’intérieur de certains bâtiments publics : maisons communales, bibliothèques, administrations, etc. Au total, 221 lieux bénéficient du réseau wifi.brussels pour un total de 867 hotspots. Les stations de métro de la STIB disposent d’ailleurs toutes du réseau gratuit. 

Pour surfer grâce à wifi.brussels sur smartphone, tablette ou ordinateur, il suffit de créer un compte gratuit. Ensuite, l’appareil reconnaîtra immédiatement le réseau wifi.brussels et se connectera automatiquement.

254 401 utilisateurs

En novembre 2019, une migration de la plateforme a été effectuée afin d'améliorer plus encore l'expérience des utilisateurs. Depuis, on dénombre 659 711 connexions au portail, dont 459 963 en 2020, pour un total de 254 401 utilisateurs uniques. Entre le 4 novembre 2019 et le 31 décembre 2020, les utilisateurs ont effectués 62 800 006 actions sur le réseau wifi.brussels : consultation de pages web, téléchargement de vidéos, musiques, téléchargement des emails, etc. Avant mars 2020 et le début du confinement, on enregistrait un pic de 220.000 actions/jours. Après le 16 mars, ce chiffre descend à 140.000, un résultat  non négligeable au regard du contexte sanitaire et du confinement.

Le temps de connexion moyen par session était de 2,1 heures. Cependant, 48% des sessions durent entre 0 à 30 minutes, alors que seulement 24% des sessions durent plus de 2 heures. En moyenne, le nombre de connexions est plus important le samedi, le dimanche et le lundi, avec environ 16 % de connexions par jour. Les autres jours de la semaine, ce taux est de 13 %.

C’est sur le territoire de la Ville de Bruxelles, qu’on compte le plus de connexions, c’est notamment sur cette commune que se trouvent les stations de métro les plus fréquentées. Viennent ensuite les communes de Saint-Josse et Berchem-Saint-Agathe. Les points d'accès les plus populaires sont les stations de métro Arts-Loi, Gare du Midi, Rogier et De Brouckère.

Évolution vers le nouveau standard et des lieux d’accès supplémentaires

En 2021, une partie du matériel sera remplacée afin d’assurer la maintenance du réseau et de faire évoluer le réseau vers le nouveau standard de connexions sans fil, le wifi 6. Celui-ci permettra une vitesse de surf plus rapide et améliorera la couverture du réseau.

Parallèlement, de nouveaux sites d’accès à wifi.brussels vont apparaître dans plusieurs communes bruxelloises. Deux accès supplémentaires à Anderlecht dans les maisons de quartier Scheut et Rossini et quatre nouveaux sites à Evere, les maisons de quartier Germinal, Platon et Picardie et un site au Musée bruxellois du Moulin et de l’Alimentation.

Le support technique de wifi.brussels est assuré par IRISnet, en collaboration avec plusieurs autres prestataires technologiques.

Record pour IRISbox en 2020 : 327.000 demandes

Le nombre d'utilisateurs d'IRISbox a fortement augmenté en 2020

IRISbox, la plateforme en ligne de la Région bruxelloise propose des services régionaux et locaux 24/7. En 2020, la crise du coronavirus fait littéralement exploser le nombre d’utilisateurs et de demandes.

« La pandémie agit comme un accélérateur de tendances. La plus forte d’entre elles, la digitalisation. En augmentant l’offre disponible sur IRISbox, les Bruxellois se sont rendus compte qu’il est bien souvent plus simple et plus rapide de faire ses démarches administratives en ligne plutôt que de se rendre dans les administrations. Résultats : 78.000 nouveaux utilisateurs ont rejoint IRISbox et tous ensemble, ils ont effectué 327.000 demandes », détaille Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de la Transition numérique et de la Simplification administrative.

La majorité des utilisateurs d’IRISbox sont des… utilisatrices

Répartition des utilisateurs par classes d'âge54 % des utilisateurs d’IRISbox sont des femmes, contre 46 % d’hommes. Toutes les tranches d'âge sont représentées avec un léger pic pour les 25 à 34 ans, qui représentent 25 % du total. Dans 60 % des cas, les utilisateurs se connectent avec un ordinateur, dans 40 % des cas avec un smartphone.

Les démarches communales, les plus plébiscitées par les utilisateurs

Si le nombre de demandes a augmenté considérablement, ce sont principalement les demandes adressées aux administrations communales qui ont quasiment triplé.  En 2019, 103.957 demandes avaient été introduites auprès des services locaux, contre 296.541 en 2020.

Une plateforme pleine de nouveautés

Depuis mai 2020, il est possible de prendre rendez-vous directement en ligne avec les communes de Saint-Gilles, Ganshoren et Forest. Par la suite, ce sont ajoutées les communes d’Uccle, de Watermael-Boitsfort, de Jette et de Molenbeek. Près de 8.000 rendez-vous sont ainsi fixés chaque mois par ce biais.

Parallèlement, le nombre de formulaires disponibles sur IRISbox a augmenté. En 2020, 55 nouvelles démarches ont ainsi été ajoutées. Parmi celles-ci : demande de job étudiant, appels à projets, soins pour les enfants malades, dérogation journée sans voiture, etc.

Il est également possible d’entrer directement en contact avec des agents des communes grâce à une fenêtre de discussion, chatbox.

Pour certaines communes, il est désormais possible d’effectuer son changement d’adresse en ligne sur IRISbox. Autant de nouveautés qui expliquent aussi le succès grandissant de la plateforme auprès des usagers.

« IRISbox cadre parfaitement avec mon objectif de faire évoluer la Région bruxelloise vers une Smart City. Le numérique permet de rendre l’administration plus moderne, plus simple, plus efficace, plus accessible. Fini les longues files au guichet, fini les déplacements inutiles, les citoyens et les entreprises effectuent de plus en plus de démarches en ligne de manière tout à fait sécurisée », conclut le Ministre bruxellois.

Combattre la discrimination à l’embauche

Appel à projet de la Région de Bruxelles-Capitale pour lutter contre la discrimination à l'embauche

« La diversité en entreprise n’est pas encore la norme. Le monde économique s’écarte parfois difficilement du piège des préjugés face à la différence. Prendre en compte la réalité de la diversité nécessite donc un travail essentiel, pour encourager les talents et donner les mêmes chances à chacun.», observe Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi.

La Région bruxelloise lance un appel à projets d’un montant de 750.000 € pour lutter contre la discrimination à l’embauche.

Le Ministre de l’Emploi estime que la discrimination à l’embauche ne peut rester une fatalité : « ce nouvel appel à projets a pour objectif de promouvoir la diversité, d’en faire une richesse pour l’entreprise. Pour faire en sorte que les Bruxellois puissent accéder, sans discrimination, au marché de l’emploi ».

Les identités et les différences sont encore trop souvent stigmatisées. Genre, origine, âge, handicap, orientation sexuelle, nombreux sont les déterminants dans les processus qui mènent à la discrimination à l’embauche.

D’emblée, des mécanismes de discrimination écartent des personnes de talent des procédures d’embauche. À compétences égales, tout le monde n’a pas les mêmes chances d’accéder à l’emploi.

Thématique et modalités

Pour cette édition, une thématique spécifique a été choisie : l’âge. Que l’on soit trop jeune ou trop âgé, l’âge reste un obstacle majeur pour accéder au marché de l’emploi.

Les porteurs de projets ont jusqu’au 31 mars prochain pour déposer leur dossier.

Toutes les infos sont disponibles sur le site de Bruxelles Economie Emploi

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Sommet Social 2021

Sommet social 2021 en Région de Bruxelles-Capitale

Le Sommet social de la Région de Bruxelles-Capitale s’est déroulé ce mercredi 24 février. Le ministre Bernard Clerfayt s’y est félicité de l’esprit constructif des échanges. Voici quelques points importants de l’intervention du Ministre.

Face à la crise, nous disposons des outils pour accompagner et former

Il a rappelé les moyens mis sur la table par le gouvernement bruxellois, en mesures d’accompagnement pour les chercheurs d’emploi, comme en matière de formation. Moyens qui sont rendus opérationnels grâce à la contribution des partenaires sociaux.

La Région peut faire face aux conséquences de cette crise. Les instruments sont en place. Et les partenaires sociaux y sont associés.

Orienter les politiques pour qu’elles bénéficient aux chercheurs d’emploi bruxellois

Nous devons orienter nos politiques économiques pour que nos efforts d’aujourd’hui profitent aux chercheurs d’emploi bruxellois. Les intervenants l’ont rappelé, pour tous les Bruxellois qui n’accèdent pas à l’emploi, il y a risque de précarité. C’est pourquoi notre point d’attention doit rester la part de Bruxellois qui accèdent à l’emploi relativement à la masse d’emplois créés sur le territoire régional. Nous constatons un déficit de ce point de vue.

Ce point est vital pour la relance de la Région à court et à plus long terme. Car nos chercheurs d’emplois sont encore proportionnellement trop peu nombreux à accéder aux emplois créés en Région bruxelloise.

Appel à une contribution concertée des partenaires sociaux

Le ministre de l’Emploi et de la Formation a rappelé aussi combien il tenait au travail réalisé avec les partenaires sociaux qui contribuent dans tous les instruments régionaux de la politique de l’emploi et de la formation : Actiris, Bruxelles Formation, les Pôles Formation-Emploi. Ces derniers seront mis en place dans tous les secteurs, tels qu’ils ont été définis dans la déclaration de politique régionale.

Bernard Clerfayt a déclaré rester à l’écoute de toutes les remarques et suggestions qui sont faites le cadre de ce Sommet social, et surtout pour la suite, pour la mise en œuvre des moyens alloués pour renforcer nos outils d’accompagnement et de formation.

Les indispensables : les langues et le numérique

Enfin, il a insisté sur le renforcement des compétences de base pour les Bruxellois moins qualifiés. Dans tous les métiers, la maîtrise de la première langue, et mieux encore, l’apprentissage d’une deuxième langue est indispensable. Il en va de même pour les compétences digitales. Elles deviennent la clé pour l’accès à l’emploi, même pour les emplois peu qualifiés.

Des critères plus clairs pour les titres honorifiques

écharppe mayorale

« La matière relative aux titres honorifiques était éparpillée dans plusieurs textes fédéraux, il fallait donc synthétiser les conditions ainsi que la procédure dans un texte unique, plus lisible et allégé de dispositions devenues désuètes ; la législation fédérale datant de 1980. C’était également l’occasion d’ouvrir l’octroi du titre au bourgmestre décédé ainsi qu’au bourgmestre faisant fonction », précise Bernard Clerfayt. Sur sa proposition, le gouvernement bruxellois a approuvé en première lecture un projet d’arrêté fixant les conditions d’octroi du titre honorifique aux bourgmestres, échevins et conseillers communaux.

Récemment dans l’actualité…

En août 2017, Willy Decourty devenait bourgmestre honoraire. Après avoir été bourgmestre de la commune d’Ixelles pendant près de 14 ans, Willy Decourty a pu porter ce titre honorifique. Plus récemment, Eric Tomas, ancien bourgmestre d’Anderlecht, est lui aussi devenu bourgmestre honoraire.

Une compétence devenue régionale

Pour pouvoir bénéficier de ce titre, il faut remplir certaines conditions fixées jusqu’à présent par la législation fédérale. Cette compétence relevant dorénavant du gouvernement bruxellois, celui-ci s’est mis d’accord sur un nouveau projet d’arrêté destiné à simplifier et synthétiser au mieux les conditions d’accès aux titres honorifiques.

Ainsi les bourgmestres en titre peuvent demander le titre de bourgmestre honoraire après avoir exercé la fonction pendant 10 ans ou pendant 6 ans à condition qu'il ait exercé, dans cette même commune, préalablement à ses fonctions de bourgmestre, une fonction d'échevin pendant au moins six ans ou un mandat de conseiller communal pendant au moins douze ans.

Pour les échevins honoraires, il doivent avoir été en poste pendant au moins 10 ans ou 6 ans à condition qu'il ait exercé au préalable un mandat de conseiller communal dans cette même commune pendant au moins douze ans.

Enfin, en ce qui concerne l’octroi du titre aux conseillers communaux, ils doivent avoir été en poste pendant au moins 18 ans.

Nouveautés pour les titres honorifiques

Deux nouveautés sont intégrées dans cet arrêté. La première concerne la possibilité d’octroi du titre honorifique au bourgmestre faisant fonction sortant. Celui-ci est l’échevin qui remplace le bourgmestre devenu Ministre ou Secrétaire d’État. Il pourra porter le titre de bourgmestre honoraire s’il a exercé la fonction pendant 10 ans (contre 6 ans pour le bourgmestre en titre). Le bourgmestre faisant fonction sortant doit également avoir exercé la fonction d’échevin pendant au moins 6 ans ou un mandat de conseiller communal pendant au moins 12 ans.

La deuxième nouveauté concerne la possibilité pour la famille et les proches, en cas de décès de l’intéressé, d’introduire la demande d’octroi du titre.

En cas de fusion, annexion ou rectification des limites de communes, un assouplissement de la règle de base est prévue. Pour le bourgmestre en titre, les 6 années requises dans la fonction sont réduites à 5 années, et pour l’échevin faisant fonction de bourgmestre, elles sont réduites à 8 années.

Le projet d’arrêté est maintenant soumis au Conseil d’État avant de repasser en gouvernement bruxellois.

Le Plan d’Appropriation Numérique de la Région bruxelloise

Le numérique pour tous : le plan d'oppropriation numérique de la Région bruxelloise

La crise du coronavirus accélère le temps. Avant mars 2020, nous savions déjà que les outils en ligne pour accéder aux services et aux biens de consommation allaient peu à peu s’imposer. Aujourd’hui, la privée et professionnelle, se maintiennent grâce au numérique. C’est dans ce contexte que le Plan d’Appropriation Numérique est mis en œuvre.

En Belgique, 39% de la population se trouve en précarité numérique. 14% n’a aucune compétence digitale et 25% ne possède pas les compétences pour interagir sur Internet. Parallèlement, même si 90% des Belges sont connectés à Internet, de fortes disparités apparaissent en fonction des revenus. 29% des ménages à faibles revenus ne disposent pas de connexion Internet.

A l’échelle de la Région bruxelloise, 170.000 personnes n’ont aucune compétence numérique et 475.000 Bruxellois, des compétences faibles.

«Le numérique pour tous», plus qu’un slogan

«Le numérique pour tous», c’est avec ce slogan en tête que la Région bruxelloise a développé un Plan d’Appropriation Numérique. (Document complet en téléchargement ci-dessous)

Plan d'appropriation numérique, document à télécharger

A travers ce Plan, la Région reconnaît l’urgence de prendre des mesures concrètes pour améliorer les compétences numériques des Bruxellois. «Rapprocher le citoyen du numérique, c’est l’ambition du Plan d’Appropriation Numérique. Il faut aider les Bruxellois à s’approprier le numérique en misant sur l’accessibilité des outils numériques, la formation dès le plus jeune âge et l’accompagnement vers une transformation digitale accessible pour tous. Parce que la fracture numérique est la résultante de deux composantes, d’une part, l’accès au matériel numérique et, d’autre part, le manque de compétences numériques », détaille Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de la Transition numérique et de la Simplification administrative.

Le Plan d’Appropriation Numérique est organisé en 4 axes, 17 chantiers et 66 actions.

Les quatre axes – sensibiliser, fédérer, outiller et accompagner – doivent permettre de mener une stratégie à 360°. Celle-ci place les attentes des usagers au cœur des 66 actions.

Confié au CIRB, le plan a été pensé pour que les oubliés du numérique comprennent les avantages offerts par les services en ligne.

L’objectif est qu’ils disposent d’un réseau d’acteurs prêts à les aider, accèdent à du matériel à jour et soient accompagnés en fonction de leurs besoins.

«Fort de son expérience sur des projets d'inclusion de même acabit (tels que wifi.brussels, le Plan Multimédia dans les écoles ou la matérialisation des EPN communaux), le CIRB joue, depuis décembre 2019, à travers la Coordination Inclusion Numérique en son sein, un rôle de chef d'orchestre des projets menés au sein de la Région bruxelloise. Grâce à une collaboration accrue entre les différents acteurs de l’inclusion numérique, qu’ils soient associatifs, privés ou publics, diverses actions sont menées afin de donner davantage de visibilité à ces projets et de faire de la transition numérique un vecteur d’opportunité et de bien-être pour les citoyens », explique Marc Van den Bossche, Directeur général adjoint du CIRB.

66 actions pour développer les compétences numériques des Bruxellois

AXE 1 du Plan d’Appropriation Numérique : Sensibiliser

L’appropriation du numérique commence par la prise de conscience des nombreux avantages et opportunités qui sont liés à la maîtrise des services numériques. Exemples d’actions :

  • Campagne de communication
  • Organisation et participation à des événements dédiés au numérique
  • Formation des fonctionnaires régionaux et communaux aux outils en ligne
  • Développement de modules de formation aux services publics en ligne
  • Labellisation des Espaces Publics Numériques

AXE 2 : Fédérer

De nombreuses actions sont déjà menées pour l’appropriation numérique des Bruxellois. Cet axe ambitionne de fédérer ces actions, via la Coordination Inclusion Numérique, et de mutualiser les efforts de chaque acteur. Exemples d’actions :

  • Réaliser des recommandations inclusives en matière de développement de service public numérisé et développer un package pour les développeurs IT afin de tenir compte d’un public éloigné du numérique
  • Mobiliser les différents acteurs dans un groupe de travail pour échanger les bonnes pratiques
  • Recenser les différentes actions d’appropriation numérique
  • Mettre en place un baromètre annuel sur la progression de l’appropriation numérique par les Bruxellois
  • Mener une étude sur le profil des visiteurs des Espaces publics numériques

AXE 3 : Outiller

Afin d’augmenter les compétences numériques des Bruxellois, il faut améliorer l’équipement des espaces publics numériques et former les animateurs multimédias. Exemples d’actions :

  • Fournir du matériel informatique aux acteurs du secteur
  • Encourager le partage de manuels de formation entre les acteurs
  • Favoriser la mise à disposition de plateformes online de formation
  • Prévoir un socle de formation pour les animateurs multimédias

AXE 4 : Accompagner

Certains publics sont plus éloignés du numérique que d’autres. Ainsi les chercheurs d’emploi, les jeunes, les seniors, les personnes en situation de handicap, celles précarisées et les femmes sont plus susceptibles que les autres de faire partie des oubliés du numérique. En effet, 39% des personnes fréquentant les Espaces publics numériques sont à la recherche d’un emploi. 1 personne sur 3 en situation de handicap n’a pas accès à internet. 51% des internautes avec un faible revenu ne possèdent que de faibles compétences numériques contre 1 sur 5 seulement détenteurs de haut revenu. Enfin 58% des personnes fréquentant les Espaces publics numériques sont des femmes. Pour ces publics-cibles, des actions spécifiques sont prévues. Exemples d’actions :

  • Création d’un test de compétences IT
  • Cartographier l’offre de formation IT de base, y compris extrascolaire, au numérique
  • Mettre en place un mécanisme de déclassement du matériel IT des administrations au profit des personnes précarisées
  • Développer des actions mobiles des Espaces publics numériques au sein des maisons de repos ou à domicile.
  • Monitorer l’utilisation des spots wifi.brussels pour déplacer les spots les moins utilisés dans des lieux fréquentés par les publics-cibles (logements sociaux, maison de quartiers…)

Le Plan d’Appropriation Numérique consacre 900.000€ chaque année pour que chaque Bruxellois accède aux outils numériques

«La relation entre l’usager et les administrations doit être améliorée. Le monde digital de la Smart city d’aujourd’hui offre de belles perspectives pour faciliter cette relation. Une part de la population ne peut cependant rester en marge de ce basculement.  Les outils digitaux développés ou utilisés par l’administration doivent être mieux connus. Des sensibilisations aux usagers, un accompagnement des publics cibles et l’offre d’une stratégie multicanal doivent être mises en place afin que chaque usager trouve son mode de communication idéal avec l’administration. Les fonctionnaires eux aussi doivent être formés aux nouveaux outils du métier et apprendre à diriger l’usager vers la stratégie de communication la plus adaptée à son profil», explique Cathy Marcus, Directrice d’easy.brussels

«Faire monter en compétences numériques l’ensemble des Bruxellois ne signifie pas que tous les citoyens doivent devenir informaticien, développeur et codeur. Mais bien faire entrer tous les Bruxellois dans la culture du numérique. Avec un budget de 900.000€ consacré chaque année à l’appropriation numérique, ma volonté est d’offrir un bagage numérique minimum à tous. Car si mon objectif est de faire de la Région bruxelloise une Smart City, cela dépend avant tout de la capacité des citoyens à s'approprier le numérique», conclut le Ministre bruxellois.

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Améliorer les compétences numériques

Améliorer les compétences numériques des Bruxellois

Pour améliorer les compétences numériques des Bruxellois, Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de la Transition numérique, lance un appel à projets d’un montant de 390.000€. Le Ministre mène cette action en collaboration avec la Cellule Inclusion Numérique du CIRB et la Fondation Roi Baudouin. Les projets développés viseront à améliorer les compétences digitales des Bruxellois, principalement des personnes peu enclines à user des outils en ligne en raison d’un manque de connaissances et de pratique.

À l’heure du « tout au numérique », les risques d’aggraver l’exclusion de toute une partie de la population sont grands.

40% des Bruxellois ne maîtrisent pas les outils numériques

La crise sanitaire a révélé l’urgence de former les citoyens au numérique. Si beaucoup, grâce au digital, ont pu continuer à travailler depuis chez eux, effectuer leurs démarches administratives, maintenir des liens sociaux à distance, d’autres, les oubliés du numérique, se sont encore un peu plus exclus des possibilités offertes par les outils en ligne. En Région bruxelloise, 40% de la population, soit plus de 300.000 Bruxellois entre 16 et 74 ans, sont en vulnérabilité numérique.

3 axes prioritaires pour améliorer les compétences numériques

D’un montant total de 390.000 euros, les projets sélectionnés doivent répondre à l’un des trois axes prioritaires identifiés : l’accessibilité à l’outil numérique, la formation dès le plus jeune âge et l’accompagnement de la société vers une transformation digitale accessible pour tous.

Les projets doivent être concrets, directement réalisables et cibler des personnes éloignées du numérique. Un minimum de 50% devra être consacré à la formation ou à l’accompagnement du public, et un maximum de 50% du soutien financier pourra être consacré aux dépenses de matériel informatique.

Les dossiers de candidature doivent être introduits auprès de la Fondation Roi Baudouin au plus tard le 1eravril 2021. L’annonce des résultats de la sélection se fera au mois de juin.

Pour une meilleure intégration sociale et économique

« C’est un mur qui est en train de s’installer entre ceux qui maitrisent le numérique et les autres. Il existe donc une faille où s’enfoncent ceux qui ne possèdent pas de compétences numériques. Cet appel à projets doit pallier cela et rendre le digital accessible à tous les Bruxellois pour contribuer à une meilleure intégration sociale et économique. C’est une question de solidarité numérique », commente Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de la Transition numérique

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Les chiens et les chats en Région bruxelloise

Les chiens et les chats en Région bruxelloise

En 2020, on dénombrait 27.606 chats et 88.180 chiens enregistrés en Région bruxelloise dans les bases de données CatID et DogID. Les chiens et les chats en Région bruxelloise restent sans conteste les animaux de compagnie préférés.

Parmi les races de chiens les plus populaires, on trouve surtout des chiens de petite taille. Exit le Bouledogue français et le Yorkshire qui figurait dans le Top 5 l’année précédente. En 2020, c’est le Chihuahua qui tient à nouveau le haut du classement, suivi de l’American Staffordshire, du chien « croisé », du Spitz allemand et du Berger malinois.

Les communes et les noms

C’est à Anderlecht, Uccle et Schaerbeek où l’on dénombre le plus de chiens avec respectivement, 10.046, 9.808 et 6.290 chiens enregistrés.

En ce qui concerne les noms, les références aux personnes de films ou de dessins animés sont à l’honneur. On retrouve, pour les mâles, Max, Rocky, Tyson, Simba ou encore Rio. Et pour les femelles, Luna, Lola, Bella, Naya et Maya. 

Côté chat, la race la plus commune reste le chat européen, aussi appelé chat de gouttière. Ce sont également les mêmes communes qui comptent le plus grand nombre de chats enregistrés. 2.902 chats à Anderlecht, 2.719 à Uccle et 2.608 à Schaerbeek. L’identification des chats n’a été rendue obligatoire qu’en novembre 2017 pour les chats adoptés ou achetés après cette date.

Pour les noms donnés aux chats, on retrouve également des références aux dessins animés. Ainsi les chats mâles sont plus nombreux à s’appeler Simba, Tigrou, Roméo, Leo et Oscar. Tandis que les chats femelles portent surtout les noms de Luna, Nala, Mia, Bella et Mimi.

Accueillir un animal, un engagement à long terme

« Avoir un animal est source de joie et de bonheur, pour soi et aussi pour sa famille. Mais ce sont aussi des responsabilités. C’est pourquoi, il est important de rappeler qu’un animal n’est pas un jouet. Il a son propre caractère mais aussi des besoins comme sortir, se dépenser, faire ses besoins, avoir de la nourriture et de l’eau en suffisance, etc. Accueillir un animal, c’est un engagement sur le long terme. Ce rappel est important si l’on ne veut pas voir le nombre d’abandon augmenter en flèche », conclut Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois du bien-être animal.

 

Trois avancées majeures pour améliorer le bien-être animal

Trois avancées majeures pour améliorer le bien-être animal

Ce mercredi 3 février, la Commission Environnement du Parlement bruxellois était invitée à se prononcer sur trois textes fondamentaux pour améliorer la protection des animaux en Région bruxelloise. Sur proposition de Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois du bien-être animal, carrousels à équidés, delphinariums et utilisation des pièges à colle seront interdits sur le territoire régional.

Ce n’est qu’à partir de 2014 que les Régions sont devenues compétentes en matière de bien-être animal. Depuis, la législation a progressé pour coller au mieux à l’évolution de la considération de l’animal dans notre société. Mais le travail à réaliser reste colossal.

Trois ordonnances ont donc été soumises au vote de la Commission Environnement du Parlement bruxellois.

La première concerne la fin de l’exploitation des poneys de foire. La précédente législation comportait plusieurs lacunes permettant à certains de la contourner pour continuer à installer des carrousels sur les marchés. Dorénavant, il  sera interdit , en tout lieu, d’exploiter tout type d’équidés dans un carrousel. Cette ordonnance a été votée à l’unanimité en Commission.

La seconde établit l’impossibilité d’établir un delphinarium sur le territoire de la Région bruxelloise. D’autres pays européens ont déjà adopté des textes de lois en ce sens. Outre l’interdiction de construire un delphinarium à Bruxelles, l’objectif est aussi de faire tache d’huile et d’influencer les régions et pays voisins à prendre des dispositions similaires. Cette ordonnance a été votée à l’unanimité en Commission.

Enfin, la dernière ordonnance interdit notamment l’utilisation de pièges à colle pour les rongeurs. La souffrance occasionnée par ces pièges peut être considérable. Stress, épuisement, blessures en tentant de s’enfuir, les animaux finissent généralement par mourir de faim, de déshydratation ou d’asphyxie. Tous les députés ont voté favorablement à cette ordonnance sauf une abstention.

« Les animaux ne sont pas des jouets ! Nous avons trop longtemps enfermé les animaux dans une relation de servitude par rapport à l’homme, exploités trop souvent pour notre simple plaisir. Aujourd’hui, il n’est plus acceptable de continuer à véhiculer cette image d’animaux-esclaves aux jeunes générations. Grâce aux trois ordonnances, nous faisons évoluer la législation positivement afin de transformer notre rapport aux animaux », conclut Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois du bien-être animal.

Les trois ordonnances doivent encore être soumises au vote en séance plénière du Parlement bruxellois.