Pour des tests contre la discrimination à l’embauche plus efficients

Photo d'une jeune femme en entretien d'embauche

Sur proposition de Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi, le gouvernement bruxellois a marqué son accord en première lecture pour renforcer les tests contre la discrimination à l’embauche.

« Bruxelles a toujours été pionnière en matière de lutte contre les discriminations à l’embauche. En améliorant les tests, nous le confirmons ! D’ailleurs, au-delà des tests, c’est bien une nouvelle stratégie que je souhaite mettre en place pour permettre à chaque Bruxellois, peu importe ses caractéristiques physiques, d’intégrer le marché de l’emploi. 15 engagements forts pour que tous les Bruxellois bénéficient des mêmes chances de décrocher un emploi », commente Bernard Clerfayt.

Des tests contre la discrimination à l’embauche plus simples

Les conditions d’utilisation des tests seront simplifiées. Actuellement, ceux-ci ne peuvent avoir lieu que sur base de signalements. Bientôt, les inspecteurs régionaux de l’emploi pourront procéder à des tests contre la discrimination à l’embauche sur base de présomptions suffisantes.

Pas d’arbitraire, mais une suspicion objective

Les tests seront également plus proactifs. Il n’est pas question de procéder à des tests arbitraires, réalisés au hasard. Cependant, si une étude tend à démontrer une suspicion raisonnable de phénomène de discrimination dans un secteur d’activité, les inspecteurs pourront réaliser des tests de discrimination dans ce secteur moyennant l’accord préalable de l’Auditorat du Travail.

Aussi in situ

Enfin, les inspecteurs pourront également, sous un nom d’emprunt, se présenter au sein d’une entreprise pour faire constater une éventuelle différence de traitement.

La Région bruxelloise à l’avant-garde

Bruxelles a toujours été pionnière en matière de lutte contre les discriminations à l’embauche. Depuis 2018, les inspecteurs régionaux de l’emploi peuvent mener des tests de situation visant à objectiver les cas de discrimination. D’ailleurs, l’inspection bruxelloise du logement et l’inspection sociale fédérale se sont largement inspirées de cette réglementation pour mener des tests similaires à leur niveau.

La disproportion des signalements de discrimination à l’embauche à corriger

Les discriminations à l’embauche restent une réalité au sein de notre Région. Le phénomène d’accès inégalitaire à l’embauche selon l’origine ethnique ou nationale des individus a été démontré dans de nombreuses études au cours des dernières années (SPF Emploi, Travail et Concertation sociale, Unia, Union européenne...). L’origine n’est pas le seul critère de discrimination à l’embauche. Elle fait partie de l’un des 19 critères protégés par la législation anti-discrimination.

En Région bruxelloise, alors que l’impact de la discrimination à l’embauche est important, le nombre de signalements reste faible. Entre 2018 et 2021, seuls 45 signalements ont été reçus par les inspecteurs régionaux de l’emploi, en provenance principalement d’UNIA et de l’Institut pour l’Égalité Femme Homme.

C’est pourquoi, Bernard Clerfayt a décidé de rendre ces tests contre la discrimination à l’embauche plus simples et plus proactifs. « Discriminer, c’est gaspiller des ressources. Or, Bruxelles ne peut se permettre de gaspiller ses propres ressources que sont tous les talents bruxellois », insiste le Ministre amarante.

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Garantir le droit aux allocations familiales pour les réfugiés ukrainiens

Photo d'une maman réfugiée ukrainienne avec enfants

Le gouvernement bruxellois a débloqué 27,5 millions pour garantir le droit aux allocations familiales pour les réfugiés ukrainiens. Il s’agit d’une proposition de Bernard Clerfayt et Sven Gatz, ministres bruxellois en charge des allocations familiales.

Les conditions d’accès au droit aux allocations familiales pour les réfugiés ukrainiens

En Région bruxelloise, l’accès aux allocations familiales sera possible pour chaque parent ukrainien. Afin d’ouvrir ce droit, l’enfant devra être inscrit au Registre National et être domicilié en région bruxelloise.

Afin d’informer les réfugiés ukrainiens, une lettre sera envoyée à tous les CPAS et communes bruxellois reprenant les informations utiles et notamment les démarches à entreprendre, à savoir une preuve de domiciliation et une preuve d’inscription de l’enfant au Registre National.

Bon nombre d’enfants et de jeunes ukrainiens concernés

On estime que 20.000 réfugiés ukrainiens s’installeront en Région bruxelloise. Parmi ceux-ci, 41% de mineurs, soit environ 8.200 enfants, qui devront avoir accès aux allocations familiales. A côté de cela, près de 1.500 étudiants majeurs pourraient également avoir droit aux allocations familiales. Un budget de 27,5 millions sera donc débloqué pour permettre le versement de ces allocations familiales.

Reprendre une vie un peu plus digne

« La majorité des familles ukrainiennes bénéficiant de la protection provisoire est composée de femmes et d’enfants. Dans ce cadre, les allocations familiales, qui sont un droit inconditionnel, constituent le meilleur outil de lutte contre la pauvreté infantile. Garantir l’octroi de ces allocations pour les enfants réfugiés, c’est leur permettre de reprendre une vie un peu plus digne en Région bruxelloise », rappelle Bernard Clerfayt.

« Il est tout à fait naturel que nous accordions également des allocations familiales aux familles ukrainiennes si elles remplissent les conditions », ajoute le ministre Sven Gatz. « Nous considérons qu'il est de notre devoir moral d'accueillir ces réfugiés de guerre dans notre pays du mieux que nous pouvons, et aussi de donner aux enfants, aux jeunes et aux jeunes adultes les possibilités et les chances qu’ont nos jeunes. »

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e-Tour des métiers, la journée portes ouvertes de l’efp

Visuel illustrant plusieurs métiers dans le secteur de la logistique, du transport, du web developpement, de la cuisine, des soins, de la menuiserie, etc.

À la recherche d’une formation ? Vous pensez à une transition de carrière ? Alors inscrivez-vous à l'e-Tour des métiers de l’efp et faites votre choix dans un programme de plus de 90 formations.

Save the date

L'efp organise l’e-Tour des métiers, ses portes ouvertes hybrides, du 09 au 15 mai 2022. L'e-Tour des Métiers se déroule en deux temps : du lundi 9 au vendredi 13 mai en digital et le dimanche 15 mai en présentiel.

L’e-Tour des métiers en ligne

Des ateliers métiers sont organisés en ligne, via une plateforme de téléconférence. Formateurs, apprenants et responsables de formations et de stages sont présents pour répondre à vos questions et vous présenter la formation de votre choix. Vous pourrez aussi participer aux ateliers thématiques : entrepreneuriat, recherche de stage, orientation etc.

En présentiel

L’e-Tour des Métiers en présentiel, c’est l’opportunité de venir sur place visiter les infrastructures de l’efp et les ateliers professionnels, mais aussi de rencontrer vos futurs formateurs et le personnel de l’efp dans une ambiance conviviale. Il y aura des animations, des démonstrations, des dégustations et des activités ludiques en lien avec les métiers.

Plus d’informations

Chômage en baisse, surtout chez les jeunes

Un jeune technicien au travail dans le secteur technologique

Le chômage chez les jeunes est en baisse de 7,8%. C’est la diminution constatée en mars de cette année, par comparaison avec les chiffres de mars 2021.

Des chiffres publiés par Actiris en ce début avril, on retiendra aussi une diminution de 5,6% du nombre de chercheurs d’emploi en Région bruxelloise. Cette tendance ramène le nombre de chercheurs d’emploi sous le niveau de 2019, avant la crise sanitaire.

Sur base annuelle, on constate aussi une diminution du nombre de jeunes nouveaux inscrits en stage d’insertion professionnelle de 12,3%.

Quelques caractéristiques

Caractéristiques et évolution du nombre de chercheurs d'emploi en Région bruxelloise

Le taux d’emploi en hausse

Autre tendance positive : ces deux dernières décennies le taux d’emploi augmente en Belgique. En 2021, il atteint 70,6%. Et en Région bruxelloise il dépasse 62%, le niveau le plus élevé depuis 2000.

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Sources : chiffres d’Actiris mars 2021 et enquête Statbel 2021

Helpukraine.brussels: services et informations pour les réfugiés ukrainiens en Région de Bruxelles-Capitale

Capture d'écran de la plateforme d'information helpukraine.brussels, en langue ukrainienne.

Pour les réfugiés ukrainiens, pour les Bruxellois à la recherche d’infos, et pour tous les services concernés par l’accueil des familles ukrainiennes, la Région de Bruxelles-Capitale ouvre la plateforme d’information helpukraine.brussels

En 5 langues dont l’ukrainien et le russe, tous les services utiles pour l’accueil et l’intégration des réfugiés qui fuient la guerre en Ukraine sont accessibles depuis helpukraine.brussels. Comment trouver hébergement temporaire ? Une crèche pour les enfants ? Où suivre des cours de langue ? Comment rechercher un emploi ? Etc.

Tout en un

Les réfugiés ukrainiens qui cherchent des solutions en Région de Bruxelles-Capitale trouvent ainsi sur un seul site toutes les informations émanant des administrations et des services publics régionaux et locaux. C’est Bruxelles Prévention et Sécurité (BPS) qui a été chargé par la Task Force régionale Ukraine de coordonner la mise en place de cette plateforme, avec la contribution des tous les services compétents.

Helpukraine.brussels, un outil pour agir ensemble

La crise humanitaire qui résulte de la guerre en Ukraine a entraîné un afflux sans précédent de réfugiés. Cette situation nécessite que l’ensemble des forces vives de la Région bruxelloise agissent ensemble pour répondre au mieux au drame des familles ukrainiennes fuyant la guerre.

La majorité des réfugiés ukrainiens peut bénéficier dans l’Union européenne d’un statut immédiat de protection. Ce statut donne accès à tous les droits d’un étranger en séjour légal : admission sur le marché du travail, accès aux services sociaux, etc.

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Source : communiqué de presse de bps.brussels

Schaerbeek remporte le label d’Or Commune Amie des Animaux

Les participants à l'événement de remise des labels communes amies des animaux, réunis au parc du Cinquantenaire à Bruxelles

Ce mercredi 30 mars, Bernard Clerfayt, ministre bruxellois du Bien-être animal, a remis le label d’Or « Commune Amie des Animaux » à la commune de Schaerbeek. Ce label récompense la commune bruxelloise qui a le plus œuvré en faveur du bien-être animal, avec le soutien financier de la Région.

18 communes bruxelloises participantes

En 2021, la Région bruxelloise a lancé un appel à projets avec à la clé un subside d’un montant maximum de 9.000€. L’objectif ? Soutenir les communes qui réalisent des projets en faveur du bien-être animal. Le label « Commune Amie des Animaux » récompense les actions menées tout au long de l’année. Au total, 18 communes ont participé à cet appel.

Parmi les projets les plus innovants : des sessions de zoothérapie pour les enfants en difficulté à Jette ou un spectacle de marionnettes pour sensibiliser les citoyens aux risques liés au nourrissage des animaux sauvages, à Anderlecht.

« Les communes qui mènent des politiques concrètes en matière de bien-être animal, répondent à un souhait grandissant de leurs habitants. En tant qu’acteur de première proximité, elles peuvent avoir un impact direct sur la vie de milliers d'animaux. C’est pourquoi, j’ai décidé de les soutenir dans la mise en œuvre de projets spécifiques. Je relance d’ailleurs une nouvelle édition de cet appel à projet. Les communes qui ont envie de développer des projets ou de poursuivre leurs démarches peuvent introduire leur demande auprès de Bruxelles Environnement jusqu’au 15 mai », détaille Bernard Clerfayt.

Le ministre Bernard Clerfayt lors de la remise des labels Communes amies des animaux, un événement organisé au Parc du cinquantenaire à Bruxelles

Le label d’Or, pour la commune amie des animaux la plus active

Les communes avaient également l’occasion de concourir pour remporter le Label d’Or. Pour l’obtenir, il fallait respecter au moins 7 critères sur une liste de 12 tels qu’assurer la gestion 24/7 des animaux égarés, posséder au moins une zone d’espace de liberté pour chiens sur son territoire, mener une politique de gestion respectueuse des chats errants, octroyer une prime de stérilisation des chats domestiques ou encore informer et sensibiliser les citoyens.

Cette année, le grand gagnant est la commune de Schaerbeek

Bernard Clerfayt, ministre du Bien-être animal et tous les participants à la remise des labels communes amies des animaux, avec à sa droite, Deborah Lorenzino, échevine du Bien-être animal à Schaerbeek commune ayant reçu le label d'Or 2022.

« Aujourd’hui, le bien-être animal est devenu un enjeu sociétal de première importance pour nos concitoyens. En 2021, nous avons ainsi mis en œuvre de nombreux projets : l’octroi de près de 250 chèques primes pour aider les Schaerbeekois à stériliser leurs chats, le soutien des vétérinaires pour la stérilisation des chats errants, la création d’un parcours récréatif pour chiens au Parc de la Jeunesse, l’installation de cabanes flottantes dans les étangs du Parc Josaphat, etc. En 2022, notre commune continuera dans sa lancée afin de rendre Schaerbeek toujours plus “animaux friendly”. Après avoir été consacré par l’association de défense animale GAIA il y a quelques semaines, je suis très fière que Schaerbeek obtienne le Label d’or 2022 « Commune amie des animaux ». C’est une véritable reconnaissance de notre travail », déclare l’échevine Deborah Lorenzino, en charge du bien-être de la personne animale à Schaerbeek.

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Biotech, sciences de la vie, etc. Un salon de l’emploi virtuel à ne pas manquer

Photo illustrant le salon de l'emploi du secteur biotech, sciences de la vie, etc.

À la veille de la troisième édition du salon de l’emploi virtuel Chimie, Plasturgie, Pharma & Biotech, quelque 700 candidats ont déjà créé leur profil sur la plateforme. Ils y découvrent plus de 300 offres d’emploi à pourvoir dans une trentaine d’entreprises du secteur en Wallonie et à Bruxelles et peuvent y postuler en ligne. Les journées de rencontres virtuelles se dérouleront les 29, 30 et 31 mars 2022.

Pour Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi et de la Formation professionnelle, «Certains secteurs tournent à plein régime et sont à la recherche de nombreux talents. Le secteur de la chimie et des sciences de la vie en fait partie. Organiser ce salon de l’emploi, c’est un signe d’espoir et des perspectives intéressantes qui sont offertes aux chercheurs d’emploi. Mais c’est aussi une vitrine pour les entreprises du secteur qui permettra de susciter de nouvelles vocations chez les Bruxelloises et les Bruxellois».  

300 opportunités lors de ce salon de l'emploi

La troisième édition des Jobdays Chimie, Plasturgie, Pharma & Biotech permet à toute personne intéressée de travailler dans ce secteur innovant de vivre en ligne une expérience complète de journées de l’emploi. Sur la plateforme www.jobforthefuture.be, les candidats peuvent consulter les 300 opportunités d’emploi dans plus de 30 entreprises du secteur de la chimie et des sciences de la vie et y postuler. Les 29, 30 et 31 mars 2022, ils auront l’occasion de s’entretenir individuellement avec les recruteurs et de participer à des webinaires pour s’informer sur le secteur et ses acteurs. Ils bénéficieront également de conseils RH.

Des profils variés et 25% des postes accessibles aux candidats peu expérimentés

Les profils recherchés à l’occasion de ces Jobdays sont variés : des opérateurs et techniciens actifs dans la fabrication des produits et le contrôle qualité, des gestionnaires de projet, des ingénieurs de processus, des biostatisticiens, des techniciens de maintenance, des experts en informatique,... Mais également des commerciaux ou des managers. Il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux d’études : depuis les diplômés STEM (Science, Technology, Engineering, Mathematics) de l’enseignement secondaire supérieur, en passant par les détenteurs d’un bachelier technique ou scientifique jusqu’aux titulaires d’un master ou post-doctorat. De plus, 25% des postes sont accessibles aux personnes n’ayant pas ou peu d’expérience professionnelle préalable. Les entreprises du secteur cherchent avant tout des talents motivés et curieux qui ont soif d’apprendre.

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Source : Communiqué de presse publié par essenscia ce 28/03/2022

Pouvoirs locaux : réglementer la durée de la période rémunérée de maladie pour les bourgmestres et échevins

illustration, photomotage d'éléments architecturaux 19 maisons communales de la Région de Bruxelles-Capitale

Sur proposition de Bernard Clerfayt, ministre bruxellois des Pouvoirs Locaux, le gouvernement a approuvé en première lecture un projet d’ordonnance visant à régler le traitement des bourgmestres et échevins en cas de maladie.

« Actuellement, le bourgmestre malade touche indéfiniment son traitement alors que ce n’est pas le cas de son remplaçant qui exerce effectivement la fonction. Il est temps de changer une disposition ancienne et de créer un cadre équilibré qui prévoit, après trois mois, le remplacement du bourgmestre malade de longue durée », fait remarquer Bernard Clerfayt.

Une rémunération durant trois mois

Autrement dit, le bourgmestre dont l’absence est couverte par un certificat médical percevra son traitement pendant au maximum trois mois. Ensuite le mandataire relève du régime de sécurité sociale qui lui est applicable. Le bourgmestre faisant fonction percevra le traitement lié à la fonction à l’expiration de la période ininterrompue de trois mois.

Une situation inédite à l’origine de ce changement

La situation particulière du mayorat de la commune de Forest a mis en évidence une lacune dans la loi communale qui ne limitait pas la période de rémunération. En effet, le bourgmestre Stéphane Roberti, s'est mis en retrait de la vie politique active dès novembre 2020 pour cause de maladie. Comme le prévoit la loi communale, il continue à percevoir son traitement de bourgmestre. Cela a créé un débat car dans cette situation, le bourgmestre faisant fonction ne peut en aucun cas toucher le traitement lié à ses nouvelles fonctions.

Cette situation, inédite en Région bruxelloise, a poussé l’exécutif bruxellois à revoir la législation en vigueur concernant les empêchements ou l’absence des mandataires exécutifs locaux.

Et la réglementation dans les autres régions ?

En Wallonie, deux traitements sont versés (au bourgmestre malade et à son remplaçant) alors qu’en Flandre, dès le premier jour de sa maladie, le mandataire ne perçoit plus rien.

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La semaine entreprendre 2022

Les participants à la soirée pitch et le ministre Bernard Clerfayt lors de la remise des prix qui clôture la semaine entreprendre de l'efp

L’efp, le centre de formation en alternance pour indépendants et collaborateurs de pme, clôture sa Semaine entreprendre 2022. C’est la sixième du genre. Cette année, l’entrepreneuriat social était à l’honneur. L’attractivité du secteur va croissante. La recherche de sens dans l’engagement professionnel et la compatibilité avec les valeurs éthiques de développement durable deviennent des critères d’orientation de carrière comme pour le lancement de nouvelles activités.

3 minutes pour convaincre

Quatre journées d’ateliers, de conférences et de réseautage se terminèrent en point d’orgue avec la soirée « pitch » de ce jeudi. Huit projets nominés ont été présentés devant le jury. Les lauréats sont : un projet de plateforme RH qui met en relation des profils d’ex-détenus et des entreprises à la recherche de compétences, un projet d’entrepreneuriat social pour la commercialisation de sextoys personnalisés (notamment pour les personnes LGBTQ, ou encore les personnes ayant subi des traumatismes sexuels, ou vivant avec un handicap). Un troisième projet de fabrication de teeshirts à base de PET recyclé, Lucid, a reçu le prix du jury.

La capacité de valoriser son projet lors d’une présentation enthousiasmante est un atout important dans la conduite d’un projet entrepreneurial. Convaincre en trois minutes, un challenge pour chaque candidat lors de cette soirée de clôture.

L’échec n’est pas la fin de l’histoire

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle Bernard Clerfayt attira l’attention sur la relation risque/échec dans la dynamique personnelle qui mobilise le jeune entrepreneur. « Si le risque ne peut être ignoré, il est crucial de considérer l’échec comme un tremplin. On apprend de ses erreurs. Nous avons tous du talent, j’en suis persuadé, et c’est d’ailleurs ce que nous allons entendre ce soir. » a-t-il rappelé lors de son discours introductif.

Le plan d’appropriation numérique bruxellois au Numéricamp

Le ministre Bernard Clerfayt présente le plan d'appropriation numérique bruxellois au Numéricamp d'Arras

Ces 21 et 22 mars, La Communauté urbaine d’Arras organisait son « Numéricamp ». 300 participants du monde économique, des mandataires, responsables d’associations et dirigeants d’écoles supérieures s’étaient donné rendez-vous pour cette rencontre régionale. Les organisateurs y avaient convié le ministre de la Transition numérique Bernard Clerfayt. Son Plan d’Appropriation Numérique (PAN) de la Région de Bruxelles-Capitale étant une initiative remarquée, faisant de notre Région une pionnière en matière de transition numérique des services publics.

L’intervention du ministre lors de la table fut centrée sur la question : « Faut-il poursuivre, accélérer ou ralentir la numérisation des services publics, malgré le décrochage numérique de certains citoyens ? »

Bernard Clerfayt a rappelé que la crise du Covid et les confinements successifs ont agi comme des accélérateurs de tendances. « La plus forte d’entre elles : la numérisation de tous les pans de notre société. Les services publics ne faisant pas exception. »

Cette tendance est renforcée par les attentes des citoyens. « Ils attendent que le numérique puisse améliorer leur quotidien, leur faciliter la vie : gagner du temps, faire leurs démarches quand ils le souhaitent, etc.»

En Région bruxelloise, les différents aspects d’une compétence sont souvent du ressort de plusieurs institutions. La Région est compétente pour une partie, l’état fédéral pour une autre et enfin les communes viennent elles aussi, en tant qu’acteurs de proximité, jouer un rôle spécifique. Tout l’enjeu était donc d’harmoniser les processus et de définir une nouvelle gouvernance IT. « Comment faire fonctionner ensemble les administrations bruxelloises, qui chacune ont leur spécificité, et sans exploser les coûts IT ? »

Le ministre évoque alors son projet d’une réglementation baptisée « Bruxelles numérique » qui veut que toute démarche administrative soit disponible en ligne tout en gardant une alternative pour les personnes en décrochage. Bref, une administration ouverte 24h/24, 7jours/7.

Le Plan d’Appropriation Numérique (PAN)

L’importance de l’attention à accorder à l’acquisition des compétences par les citoyens a été d’emblée soulignée par le ministre. On ne peut digitaliser sans proposer aux citoyens des solutions pour mettre à niveau leurs compétences. « Cette numérisation ne peut pas se faire sur leur dos et ils doivent eux aussi monter dans le train. »

Quelques chiffres sont alors rappelés. En Belgique, près de 10 % des personnes de 16 à 74 ans n’ont jamais utilisé Internet. Pour 39 % de la population, les compétences numériques de base sont soit inexistantes, soit faibles. Mais ce qui est positif, c’est que 60% des Belges souhaitent se former aux outils numériques et rester informés. Tout le monde devrait donc pouvoir utiliser les outils en ligne, désormais à disposition.

« J’ai donc lancé il y a pratiquement un an, jour pour jour, un plan d’appropriation numérique. 900.000€ sont consacrés chaque année à la mise en œuvre des mesures contenues dans le PAN. Nous avons été les premiers à développer un PAN, avant la Flandre et la Wallonie et d’ailleurs. Cette dernière nous a emboîté le pas et est en train de développer un outil similaire. »

Bernard Clerfayt présente alors la structuration du PAN, en 4 axes, 17 chantiers et 66 actions concrètes.

AXE 1 : Sensibiliser

  • Formation des agents des administrations par easy.brussels en collaboration avec l’ERAP et talent.brussels
  • Formation du grand public aux services numériques (irisbox, itsme, etc.)

AXE 2 : Fédérer

  • Élaboration de l'ordonnance «Bruxelles numérique». Ce texte législatif est en préparation. En voici les principes fondateurs.
  • Ancrer le principe du « Digital by Default » pour toutes les procédures.
  • « Inclusive by Design » : la digitalisation oui mais pas n’importe comment!
  • Chaque procédure digitalisée devra ainsi prévoir un accompagnement des personnes éloignées du numérique. C’est ce mécanisme qui permettra à terme de financer de manière plus ambitieuse l’inclusion numérique à Bruxelles.
  • Réaliser des recommandations inclusives en matière de développement de service public numérisé et développer un package pour les développeurs IT afin de tenir compte d’un public éloigné du numérique.
  • Mettre en place un baromètre annuel sur les progrès de l'accessibilité numérique par les Bruxellois.
  • Réaliser une étude sur le profil des visiteurs des espaces publics numériques.

AXE 3 : Outiller

  • Élaborer un code de déontologie pour une meilleure reconnaissance de l’éthique du métier d’animateur multimédias/écrivain numérique et assurer un accompagnement homogène et sécurisé pour tous les publics (dont notamment les seniors).
  • Fournir du matériel informatique aux acteurs du secteur.
  • Encourager le partage de manuels de formation entre les acteurs.

AXE 4 : Accompagner

  • Proposer un test de compétences IT de base.
  • Cartographier l’offre de formation IT de base au numérique, y compris extrascolaire.
  • Mettre en place un mécanisme de déclassification du matériel informatique des administrations au profit des personnes vulnérables.
  • Développer des actions mobiles via les espaces publiques numériques (EPN), au sein des maisons de retraite ou à domicile.
  • Monitorer l’utilisation des spots wifi.brussels pour déplacer les spots les moins utilisés dans des lieux fréquentés par les publics-cibles (logements sociaux, maison de quartiers…)

Les premiers effets du Plan d’Appropriation Numérique ?

Aujourd’hui déjà, on observe les effets du plan, en termes d’actions sur le terrain. Le ministre en évoques quelques-uns. « Nous avons lancé un appel à projets d’un montant de 400.000 pour soutenir des initiatives locales visant à améliorer les compétences numériques des citoyens. On a soutenu un projet pour l’inclusion numérique des femmes migrantes, un autre pour mettre en place un EPN mobile ou encore un atelier pour apprendre aux seniors à utiliser des tablettes. Des bornes wifi sont placées dans les écoles secondaires bruxelloises, l’équivalent du lycée et du collège en France. On leur a aussi fourni du matériel informatique.»

«Enfin, un dernier projet qui me tient à cœur : un test de compétences IT et un parcours de formation pour les chercheurs d’emploi. Car les compétences numériques sont indispensables dans tous les secteurs d’activité, ne fut-ce que pour enregistrer des prestations, accéder à des fournitures, etc.»

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