Montée en puissance dans la lutte contre les discriminations à l’embauche

Illustration représentant des personnes de différentes origines, évoquant les préjugés parfois inconscients.

Bernard Clerfayt vient de transmettre aux partenaires sociaux une proposition en «15 engagements pour lutter contre les discriminations à l’embauche et promouvoir la diversité en emploi».

L’égalité des chances dans l’accès à l’emploi n’est toujours pas une réalité en Région bruxelloise : alors que le taux de chômage est de 12% pour la population d’origine belge, il représente 24 à 41% de la population d’origine étrangère hors UE. Les actions menées pour lutter contre les discriminations à l’embauche, dans tous les secteurs professionnels en Région bruxelloise doivent être optimisées, pour que nos politiques gagnent en efficience.

Identifier, concerner et accompagner

Identifier les discriminations à l’embauche, renforcer le cadre juridique pour les campagnes proactives de tests, mettre en place un plan de diversité pour les opérateurs publics, rehausser les exigences légales minimales en matière d’engagement de personnes porteuses d’un handicap, accompagner les victimes de discrimination, etc. Voilà quelques grands axes des 15 engagements soumis à la concertation.

Redéploiement de la lutte contre les discriminations à l’embauche

«Plans Diversité», « Labels Diversité», appels à projets innovants pour favoriser la diversité, sont autant de mesures phares qui illustrent déjà la volonté du gouvernement de lutter contre la discrimination à l’embauche.

Fin 2021, 19 projets étaient sélectionnés pour lutter contre les discriminations à l'embauche et promouvoir la diversité sur le marché de l'emploi. 52 dossiers avaient été introduits.

Interviewé dans la presse, le ministre a fait part de sa volonté de « mobiliser les secteurs professionnels où ces discriminations sont les plus présentes ». Pour concerner les entreprises, il propose notamment d’étudier la possibilité d’insérer dans les marchés publics une clause qui avantagerait les entreprises soumissionnaires qui mettent en place un plan diversité.

D’autres pistes seront évoquées plus en détail prochainement.

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Les allocations familiales, un droit automatique

Une maman et son jeune enfant

À la suite d’une question orale posée au Parlement bruxellois, Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois en charge des prestations familiales, rappelle que l’un des points forts du nouveau système d’allocations familiales bruxellois est l’automaticité des droits. En 2021, 1.500 enfants ont pu en bénéficier.

« Notre objectif est de s'assurer que les familles bruxelloises reçoivent les allocations familiales auxquelles elles ont droit. Le droit automatique constitue un important filet de sécurité et une véritable avancée dans la lutte contre la précarité des enfants bruxellois », indique Bernard Clerfayt.

Lors de la création du nouveau système d'allocations familiales bruxellois, la Région bruxelloise a tenu à consacrer le droit aux allocations familiales. Comment ? En instaurant le principe de l’automaticité. Autrement dit, grâce à la consultation des Registres, si un enfant ne perçoit pas d’allocations familiales alors qu’il y a droit, automatiquement, le droit aux allocations lui est ouvert. C’est Famiris qui est chargé de son dossier.

Un quart des familles concernées sont à faibles revenus ou monoparentales

En 2021, 1.426 enfants pour un total de 1.188 familles, et un budget de 3,2 millions d’euros, ont ainsi pu bénéficier des allocations familiales grâce à l’automaticité du droit. Ils ont un âge moyen de 8 ans et grandissent dans des familles plutôt petites (1,2 enfant par famille). Un peu moins de 15% des enfants concernés ont la nationalité belge.

Les chiffres montrent également que 23% d’entre eux grandissent dans une famille à faible revenu et 2,5% dans une famille à revenu moyen. En outre, 23% de ces enfants grandissent dans des familles monoparentales.

Actiris, prêt à accompagner les réfugiés ukrainiens

Personnes en attente avec leurs bagages

Alors que l’accueil des réfugiés ukrainiens se structure un peu partout en Europe, Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi et de la Formation professionnelle, rappelle que, dès l’obtention du droit de séjour, ils auront accès au marché de l’emploi bruxellois. « Actiris sera prêt » ajoute-t-il.

Priorité à l’accueil

Jeudi dernier, les ministres européens de l’Intérieur se sont accordés pour octroyer une protection temporaire aux personnes qui fuient la guerre en Ukraine et donc un droit de séjour. Ce sésame, valable un an et renouvelable deux fois, leur permet d’accéder notamment au marché de l’emploi ainsi qu’aux services offerts par Actiris et ses partenaires.

« Parmi les réfugiés ukrainiens se trouvent de nombreuses mamans avec enfants. Leur priorité, en débarquant à Bruxelles, sera d’abord de reprendre leur souffle, ensuite de trouver un logement, une aide sociale et une place en crèche ou à l’école pour leurs enfants », souligne Bernard Clerfayt.

Pour une prise en charge rapide

Afin d’aider les réfugiés ukrainiens à trouver un emploi, le Ministre bruxellois de l’Emploi a demandé à Actiris de se tenir prêt et de réfléchir à un plan d’action permettant une prise en charge rapide et efficace de ces personnes.

Les expériences antérieures mises à profit

« Bruxelles, comme d'autres capitales, accueille depuis des années des flux migratoires. Actiris a fait évoluer ses services afin de répondre aux besoins de ce nouveau public. Par exemple, depuis 2018, nous faisons appel à des interprètes sociaux pour aider les chercheurs d'emploi ne parlant ni le français ni le néerlandais. Des brochures et des vidéos expliquant les démarches à effectuer lorsque l'on recherche un emploi sont disponibles en 22 langues. Une 23ème version en ukrainien est en cours de réalisation. Nous avons également des conventions de collaboration avec BON, les BAPA et FEDASIL, qui sont des acteurs de premier plan dans l'accompagnement et l'intégration des primo-arrivants.  Nos collaborateurs sont aussi formés pour aider au mieux ce public. Les équipes d'Actiris sont donc prêtes à soutenir les réfugiés venant d'Ukraine qui sont à la recherche d'un emploi »,explique Cristina Amboldi, directrice générale d'Actiris.

Adapter l’usage des langues

« Les réfugiés ukrainiens arrivent à un moment où le marché du travail se porte mieux. Il y a des besoins de main d’œuvre dans de nombreux secteurs : aide à la personne, informatique, construction, etc. Je souhaite que les réfugiés, dès qu’ils en expriment l’envie ou le besoin, puissent être accompagnés par Actiris pour retrouver un emploi et un semblant de normalité », indique Bernard Clerfayt.

La demande a été faite auprès de la Commission permanente de contrôle linguistique de pouvoir accueillir et recevoir les réfugiés en anglais. Celle-ci a d’ores et déjà marqué son accord et permet une évolution de l’utilisation des langues à Bruxelles. L’usage des langues est en effet extrêmement réglementé en Région bruxelloise. Les services publics ont l’obligation de s’adresser au public uniquement dans l’une des deux langues de la Région.

Communes amies des animaux 2022

Chiens profitant d'un espace de liberté

La Région bruxelloise lance la troisième édition de « Communes amies des animaux », selon de nouvelles modalités. L’obtention du label leur permet de bénéficier d’un subside de 7.000€ ou de 9.000€ pour celles de plus de 75.000 habitants. Le ministre du bien-être animal veut encourager les communes bruxelloises à réaliser des projets pour améliorer le bien-être des animaux.

« […] Informer les citoyens, prévoir des espaces de liberté pour chien, assurer une gestion efficace des animaux errants sont autant d’actions indispensables si l’on entend assurer une vie harmonieuse avec nos compagnons à quatre pattes. Je constate chaque année un engouement et un intérêt de plus en plus marqué des communes pour le bien-être des animaux. La poursuite de cet appel à projets et l’évolution des critères créent une émulation positive entre les communes et les incitent à un effort permanent », relève Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois du bien-être animal.

Une commune amie des animaux doit répondre à au moins 8 des 13 critères suivants:

  1. L’attribution de missions à un agent communal chargé de la surveillance du respect de la législation en matière de bien-être animal
  2. Un référent bien-être animal au sein de la zone de police
  3. La création ou l’aménagement d’une zone d’espace de liberté pour chiens
  4. Une politique de gestion respectueuse des chats errants
  5. L’octroi d’une prime pour la stérilisation des chats domestiques
  6. La gestion 24/7 des animaux errants, perdus ou abandonnés
  7. L’information et la sensibilisation des citoyens
  8. L’information sur le site internet de la commune
  9. L’accès des animaux domestiques dans certains lieux
  10. L’interdiction des feux d’artifice
  11. L’organisation d’événements en matière de bien-être animal
  12. La distribution de chèques vétérinaires
  13. Soutien à l’éducation canine

Label d’or 2022

Les communes pourront aussi concourir pour le Label d’Or 2022. Il récompensera en 2023, la commune bruxelloise ayant fait preuve d’une bienveillance particulière à l’égard des animaux et respecté un maximum de critères. En ce qui concerne l’octroi du Label d’Or 2021, une cérémonie de remise des prix se tiendra le 30 mars prochain.

Le salaire des femmes égal à celui des hommes? Toujours pas!

Une femme et un homme tiennent ensemble une vignette affichant une proportion 50/50 avec les symboles homme et femme accolés à chacun des chiffres.

La comparaison du salaire des femmes et des hommes, s'agissant du salaire moyen tous profils confondus, montre que pour chaque euro gagné en moyenne par les hommes en 2019, le salaire des femmes est de 90 centimes. Cet écart salarial de 10,4 % est inférieur à celui de la Flandre (12,6 %) et supérieur à celui de la Wallonie (7,3 %). La situation bruxelloise est proche de celle de la Belgique, où l’écart salarial est de 10,0 % en 2019.

Une partie de l’écart salarial s’explique par des différences entre les caractéristiques des hommes et des femmes ou des postes qu’ils occupent, dont notamment le niveau d’éducation, la profession, l’âge ou le temps de travail. Qu’en est-il si l’écart salarial est calculé entre des hommes et des femmes qui ont un même niveau de diplôme, un même type de profession, un même âge, ou un même temps de travail ?

Plus de diplômés du supérieur et de postes de direction

Le marché du travail de la Région de Bruxelles-Capitale est très spécifique par rapport au reste du pays. L’emploi salarié en Région bruxelloise concentre une plus grande proportion de diplômés du supérieur et de professions de direction ainsi qu’une plus faible proportion de jeunes de moins de 25 ans et de personnes travaillant à temps partiel. Or, le niveau de diplôme, la profession, l’âge ou encore le temps de travail constituent autant de facteurs explicatifs importants de l’écart salarial entre les hommes et les femmes.

L’écart entre le salaire des femmes et celui des hommes subsiste même dans des groupes de salariés avec des profils plus homogènes…

Parmi des groupes de salariés qui partagent une caractéristique (même niveau de diplôme, même type de profession, même tranche d’âge, ou même régime de travail), le salaire des femmes reste inférieur dans presque tous les groupes étudiés. Les écarts salariaux sont les plus élevés pour :

  • les personnes diplômées du supérieur (écart salarial de 14 % en 2019) ;
  • les managers (11 %) ;
  • les personnes de plus de 55 ans (18 %) ;
  • les personnes travaillant à temps partiel (13 %).

Le salaire des femmes connaît un écart moindre pour certains groupes de salariés

C’est le cas pour les salariées avec un niveau de diplôme moyen (2 % de plus que les hommes), les salariées qui travaillent comme employée administrative (3 % de plus que les hommes).

Ces deux exceptions où les femmes gagnent plus que les hommes sont une particularité bruxelloise. En effet, dans les deux autres régions de Belgique, l’écart salarial est toujours en faveur des hommes, quel que soit le niveau de diplôme ou la profession exercée.

Une évolution favorable en Région bruxelloise ces 20 dernières années

L'écart entre le salaire des femmes et celui des hommes en Région de Bruxelles-Capitale a presque été réduit de moitié : il est passé de 19 % à 10 %. Entre 1999 et 2019, les salaires à Bruxelles ont évolué vers plus d’égalité pour pratiquement tous les groupes étudiés. Cette règle a aussi son exception : pour les personnes qui travaillent à temps partiel, l’écart entre les salaires des hommes et des femmes a augmenté (de 11 % à 13 %).

Pour plus d'information

Vous trouverez plus d’information dans le Focus n° 49 de l’IBSA (perspective.brussels). Le Focus de l’IBSA fait le point en quelques pages sur une thématique de travail de l’Institut. Les grands thèmes et enjeux de l'actualité socio-économique de la Région de Bruxelles-Capitale y sont traités au moyen de textes courts illustrés de graphiques, de tableaux et/ou de cartes.

D’autres chiffres sur le marché du travail bruxellois sont disponibles sur le site de l’IBSA.

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Source : Communiqué de presse de l’IBSA, l’Institut Bruxellois de Statistique et d'Analyse, 8 mars 2022.

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Le chômage bruxellois atteint un niveau historiquement bas

Visuel infographie illustrant des données statistiques

(Communiqué de presse publié par Actiris)

En février 2022, la Région bruxelloise compte 85.700 chercheurs d’emploi, une diminution de 5,2% par rapport au mois de février 2021. Cela équivaut à un taux de chômage de 14,9%, un niveau historiquement bas pour un mois de février. Le chômage chez les jeunes diminue quant à lui de 5,8%. Actiris a reçu directement 6.720 offres d’emploi, soit une augmentation de 117,1% par rapport à février 2021. Un chiffre encourageant qui s’explique à la fois par une reprise des activités ces derniers mois mais également par une amélioration de la capture des offres d’emploi par Actiris.

Baisse du chômage

Fin février, Bruxelles compte 85.700 chercheurs d’emploi pour un taux de chômage de 14,9%. Cela signifie une diminution par rapport à l’année précédente (-4.713 personnes, -5,2%). En variation mensuelle, on constate une diminution de 976 personnes (-1,1%). Le chômage des jeunes atteint quant à lui un taux de 22,8%. Bruxelles compte 8.810 jeunes chercheurs d’emploi en février 2022, soit 543 de moins que l’an dernier (-5,8%).

Nombre de chercheurs d'emploi bruxellois pour le mois de février

Si les entrées dans le chômage classique n’ont pas beaucoup augmenté, cela s’explique par le fait que pour l’instant l’effet de la crise du Covid-19 s’enregistre surtout au niveau du chômage temporaire et du droit passerelle. De très nombreuses entreprises ont dû recourir au chômage temporaire pour faire face à l’arrêt de leurs activités suite aux mesures de confinement qui ont été prises d’urgence afin de faire face à l’épidémie de Covid-19. Ainsi au maximum de la crise sanitaire soit en avril 2020, on enregistre au niveau de la Belgique environ 1.135.000 travailleurs au chômage temporaire dont environ 92.000 bruxellois (environ 27% des salariés bruxellois). Pour le droit passerelle, environ 388.000 indépendants ont bénéficié du droit passerelle également en avril dont près de 49.000 bruxellois (ce qui représente 57% des indépendants bruxellois).

En 2021, de nombreux salariés et indépendants ont continué à bénéficier respectivement du chômage temporaire et du droit passerelle. Pour les six premiers mois en 2021, on dénombre à peu près 37.500 salariés et 13.500 indépendants bruxellois ayant bénéficié de chacune de ces mesures mensuellement. Si leurs nombres ont diminué progressivement en 2021, on enregistre encore au cours des 6 derniers mois de l’année 2021 entre 15.000 et 22.000 salariés bruxellois au chômage temporaire et entre 1.500 et 5.000 indépendants bruxellois ayant bénéficié du droit passerelle.

Dès lors, l’incidence sur les chiffres du chômage classique est actuellement plus limitée, puisque le recours au chômage temporaire permet aux entreprises de ne pas devoir procéder à des licenciements massifs. Pour bénéficier du chômage temporaire, les travailleurs ne doivent pas obligatoirement s’inscrire comme chercheurs d’emploi auprès des services publics de l’emploi.

Le taux de chômage

Fin février 2022, le taux de chômage en Région bruxelloise s’établit à 14,9% (14,3% pour les hommes et 15,6% pour les femmes). En février 2021, le taux de chômage s’établissait à 15,9%.

Le taux de chômage est mesuré sur la base de la population active la plus récente, calculée à partir des données de la Banque nationale et de l’Enquête sur les Forces de Travail du SPF Économie. Le croisement de ces données nous indique que la population active a, en Région bruxelloise, augmenté en 2020 de 0,9% par rapport à l’année précédente.

Caractéristiques et évolution du nombre de chercheurs d’emploi

Fin février 2022, on dénombre en Région de Bruxelles-Capitale 85.700 chercheurs d’emploi inoccupés (DEI), soit une diminution par rapport à l’année précédente (-4.713 personnes, -5,2%).

On compte au cours du mois de février 8.537 entrées dans le chômage (6.744 réinscriptions et 1.793 nouvelles inscriptions) contre 9.513 sorties, soit une diminution sur une base mensuelle du nombre de DEI de 976 personnes (-1,1%).

Caractéristiques et évolution du nombre de chercheurs d'emploi, infographie

Principales caractéristiques et évolutions du chômage

On dénombre en Région bruxelloise 53.395 chercheurs d’emploi demandeurs d’allocations (DEDA), 5.344 jeunes en stage d’insertion professionnelle et 26.961 autres chercheurs d’emploi inscrits librement ou obligatoirement.

On retrouve dans cette dernière catégorie (« autres DEI ») des personnes qui n’ont pas encore reçu d’allocation de chômage (qui ont introduit une demande auprès de l’Onem), des personnes ayant été exclues des allocations de chômage et qui sont venues se réinscrire auprès d’Actiris, des personnes bénéficiant d’un revenu d’intégration sociale ou encore des personnes qui n’ont aucun revenu de remplacement. Il est à noter qu’une partie importante de ces chercheurs d’emploi dépendent des CPAS ou n’ont encore aucun revenu de remplacement.

Actiris peut, à partir de l’exploitation d’un flux d’information provenant directement du SPP Intégration sociale, identifier les chercheurs d’emploi ayant une ouverture de droit au revenu d’intégration sociale ou à son équivalent, actuellement ou dans un passé proche. Ainsi, parmi les 85.700 DEI inscrits en février 2022,

12.037 chercheurs d’emploi sont usagers du CPAS (soit 14,0% du total des DEI). Ce pourcentage est plus élevé parmi les jeunes : sur les 8.810 jeunes DEI, 2.191 sont usagers du CPAS, soit 24,9%.

On constate une diminution de 9,9% sur une base annuelle du nombre de chercheurs d’emploi indemnisés (DEDA). On constate aussi une diminution annuelle du nombre de jeunes en stage d’insertion professionnelle (-730 unités, -12,0%). Le nombre des autres chercheurs d’emploi a augmenté de 7,6% sur une base annuelle.

Augmentation du volume d’offres d’emploi directement reçues par Actiris

Actiris a reçu 6.720 offres d’emploi (OE) en février 2022. On observe une augmentation de 117,1% du nombre d’offres d’emploi par rapport au mois de février 2021 et de 110,1% par rapport à février 2020. Sans tenir compte des offres d’emploi de type intérimaire, le niveau reste nettement supérieur par rapport au niveau du mois de février 2021 (+72,9%) et du mois de février 2020 (+50,6%).

Si la crise sanitaire a eu pour effet de réduire de manière importante les offres d’emploi et particulièrement dans certains secteurs d’activité tels que l’Horeca ou le commerce, on constate depuis plusieurs mois à nouveau une hausse importante des offres d’emploi.

Depuis plusieurs, on constate en effet que le volume des offres d’emploi reçues directement par Actiris a très fortement augmenté. La principale explication est liée à une amélioration de la capture des offres d’emploi de type « intérim ». En février, Actiris enregistre 2.255 offres d’emploi reçues de type intérimaire alors que l’année passée ce volume était de 512 unités et de 234 unités en février 2020.

Toutefois la hausse du volume des offres d’emploi reçues s’explique aussi par une reprise progressive et de plus en plus nette des activités qui a été observé par exemple pour les secteurs de l’horeca, du commerce, du transport ou encore de la construction.

Augmentation forte des offres reçues indirectement en raison d’un changement dans les critères de réception automatique des offres d’emploi par l’intermédiaire du VDAB

Depuis le mois de septembre 2021, Actiris réceptionne les offres d'emploi du VDAB de façon plus large : finie à la limitation aux fonctions critiques, aux offres ouvertes depuis plus de 40 jours, ou au lieu de travail en Région Bruxelles-Capitale ou dans la périphérie. Cela a entraîné une forte augmentation du nombre d'offres d'emploi reçues via le VDAB. En février 70.487 offres d'emploi ont été reçues, soit huit fois plus qu'en février 2021.

En conséquence, le nombre total d'offres d'emploi (y compris celles reçues par le VDAB et le Forem et les sites partenaires) a également fortement augmenté.

Nombre d'offres d'emploi reçues selon le canal

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1. DEDA : demandeurs d’emploi demandeurs d’allocations, soit les chercheurs d’emploi pour lesquels Actiris a été informé par l’ONEM qu’ils percevaient des allocations de chômage.
2. Ce niveau comprend les études de l’enseignement secondaire 2nd degré au maximum ainsi que les études réalisées à l’étranger sans équivalence de diplôme en Belgique.

 

Encadrer les fermes pédagogiques

Photo prise lors de la visite de la ferme Maximilien par le ministre Bernard Clerfayt

Lors de sa visite de la ferme pédagogique Maximilien, le ministre Bernard Clerfayt a pu se rendre compte des conditions de vie offertes aux animaux. Les projets de la ferme ont été évoqués avec les responsables. Ce fut l’occasion d’aborder les points d'attention pour le bien-être des animaux dans la perspective de l’élaboration de conditions d’agrément.

Il existe 6 fermes pédagogiques en Région bruxelloise : la ferme Nos Pilifs, la ferme d’Uccle, la ferme du Parc Maximilien, la ferme pour enfants de Jette, Happy Farm et Cheval et Forêt.

Optimiser en garantir les conditions de vie des animaux dans les fermes pédagogiques

Que ce soit dans le cadre d’activités scolaires ou de loisirs, l’utilité des fermes pédagogiques ne signifie nullement que les animaux détenus puissent en être les instruments. Là comme ailleurs, leurs besoins d’êtres vivants sont les priorités à respecter.

Le futur Code bruxellois du bien-être animal fixerait l’obligation, pour les fermes pédagogiques, de détenir un agrément. Sur base des recommandations émises par le Conseil bruxellois du Bien-être animal, l’agrément viserait notamment les conditions de détention minimales des animaux ainsi qu’un programme éducatif en lien avec le bien-être animal.

Les conditions de détention se rapporteraient aux structures mais également au nombre d’animaux, ainsi qu’aux espèces pouvant être détenues dans ce type d’infrastructure. Un vétérinaire référent devra aussi être désigné et se rendre au moins deux fois par an à la ferme. 

Cour intérieure de la ferme pédagogique Maximilien

Un agrément conditionné par le respect de la réglementation

« Actuellement, ces fermes ne sont soumises à aucun encadrement spécifique relatif au bien-être animal. L’élaboration du Code bruxellois du bien-être animal est l’occasion d’insérer le principe d’un agrément pour ces parcs animaliers pédagogiques. Celui-ci fixerait les conditions d’agrément mais également les modalités de suspension et de retrait de cet agrément en cas de non-respect de la réglementation », déclare Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois du bien-être animal.

L’importance de l’attention portée au bien-être animal lors des visites

Une attention particulière devra également être accordée au contact des animaux avec le public. Ainsi, les enclos devraient prévoir une zone isolée des visiteurs où les animaux peuvent se retirer à tout moment. La ferme devrait également prendre des mesures concernant le nourrissage par le public pour éviter une alimentation inadaptée ou des quantités inadéquates : panneaux d’information, surveillance permanente ou installation de distributeurs.

Enfin, les programmes éducatifs des fermes devront évoluer pour englober spécifiquement la dimension bien-être animal. « Les fermes pédagogiques jouent un rôle clé dans la connexion des citoyens aux animaux et à la nature. C’est d’autant plus vrai à Bruxelles. Pour l’instant, les programmes pédagogiques de ces fermes sont surtout axés sur l’environnement. C’est important mais il faut y intégrer le bien-être animal. Sensibiliser dès le plus jeune âge au respect des animaux, à leur sensibilité et leur individualité permet de développer le respect de soi-même, d’autrui et de l’environnement », conclut le Ministre bruxellois.

Box pour chevaux dans la ferme pédagogique Maximilien

Renolution : des emplois, de la simplification

Photo : Fresque, création de Suarez Murals. Retrouvez cette fresque au 14, Rue Nicolas Doyen à 1080 Molenbeek-Saint-Jean (gare de l’Ouest) jusqu’au 6 avril 2022.

350 millions d’euros seront investis dans la Stratégie Rénovation « Renolution » d’ici 2024 par la Région de Bruxelles-Capitale. Les nouvelles aides régionales mises à la disposition des Bruxellois, plus accessibles et mieux adaptées, amélioreront l’habitat et réduiront la facture énergétique.

Renolution : une nouvelle étape est franchie

Depuis 2008, pour tous les travaux de structure, constructions ou rénovations lourdes, la Région bruxelloise a édicté des normes strictes. Et en 2015, elle a rendu obligatoire le standard passif pour toutes les constructions neuves. Dans ce contexte, le secteur de la construction a développé un savoir-faire reconnu à l’international. Avec Renolution, nous franchissons une nouvelle étape pour réduire notre consommation d’énergie et assurer un environnement sain pour plus de Bruxellois.

La perspective de 8000 nouveaux emplois

Les 350 millions investis par la Région devraient favoriser la création de 8.000 nouveaux emplois locaux. Ce sont autant de nouvelles opportunités d’emploi pour les Bruxellois.

Renolution exigera des professionnels plus nombreux et mieux formés. Et pour ce faire, « nous avons les outils, les structures, les formations, les incitants pour former tous ceux qui souhaitent s’engager vers les métiers d’avenir de la construction et des techniques du bâtiment durable », rappelle le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle Bernard Clerfayt.

Le Pôle Formation Emploi Construcity

Dédié aux métiers de la Construction, Construcity est le trait d’union entre les services publics d’emploi, de formation et le secteur de la construction. Sa mission est de former les chercheurs d’emploi, les jeunes en alternance et les professionnels, aux techniques de construction durable notamment.

Mobiliser le secteur et les chercheurs d’emploi

Dans le cadre d’un plan de lutte contre les métiers en pénurie, le ministre Bernard Clerfayt va organiser une table ronde avec le secteur de la construction. Son objectif est de dégager des pistes concrètes pour sortir les métiers tels que maçon, menuisier, chauffagiste, électricien et tous les autres métiers de la construction de la liste des métiers en pénurie.

Pour les chercheurs d’emploi qui se forment dans un métier en pénurie dont font partie pour ainsi dire tous les métiers de la construction, une indemnité complémentaire de formation est portée à 3€ de l’heure.

Renolution n’oublie pas la simplification administrative

C’en est fini des primes distinctes « énergie » et « Rénovation » : une seule prime, la prime Renolution. Une seule plateforme Renolution permet le traitement en ligne avec l’affichage clair des solutions accessibles, selon les types de travaux. Les primes disponibles s’affichent selon le statut du demandeur (propriétaire, locataire, pouvoir public, commerce, …). De plus les conditions d’accès pour les bénéficiaires sont clarifiées et simplifiées. La procédure unique d’obtention de toutes les primes éligibles est aussi un gain de temps considérable.

Les primes Renolution peuvent être demandées après les travaux, sur présentation de la facture. Les règles relatives aux permis d’urbanisme restent d’application et il est indispensable de respecter toutes les conditions techniques. Parlez-en avec votre entrepreneur avant de débuter votre chantier pour vous assurer qu’elles soient bien respectées. Vous pouvez consulter ici les grandes étapes d’une rénovation pour débuter vos travaux.

Liens et autres actualités :

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Photo : Fresque, une création de Suarez Murals. Retrouvez cette fresque au 14, Rue Nicolas Doyen à 1080 Molenbeek-Saint-Jean (gare de l’Ouest) jusqu’au 6 avril 2022.

Le premier Cosearching Center en Belgique

Photo : chercheurs d'emplois échangent leurs expériences, Actiris lance le Cosearching

Ce mardi 22 février, Actiris et ses partenaires ont inauguré le premier Cosearching Center de Belgique au sein de BeCentral, en plein centre-ville.

500 à 700 chercheurs d’emploi pourront, chaque année, bénéficier d’une dynamique collective en s’appuyant sur les conseils, l’entraide et le réseautage. « On peut vite perdre confiance en soi lorsque l’on cherche un travail.» se doit de constater le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle Bernard Clerfayt.

Le Cosearching : expériences partagées et acquisition de compétences

Concrètement, des groupes de dix chercheurs d’emploi sont constitués et se retrouvent à intervalles réguliers. Confrontés aux mêmes difficultés, les chercheurs d’emploi partagent leurs expériences, se soutiennent et trouvent des solutions ensemble. La formule permet de renforcer la confiance en soi et de sortir de l’isolement. De plus, durant cet accompagnement, les chercheurs d’emploi développent des compétences essentielles pour le marché de l’emploi : créativité, travail en équipe, networking.

Des outils pour optimiser le fonctionnement de chaque groupe de Cosearching

Durant les cinq premières semaines, les chercheurs d’emploi sont accompagnés par un facilitateur. Cet accompagnement a pour objectif de leur donner les clés qui permettent de faire vivre un groupe : la prise de décision, la répartition des rôles, l’écoute active, la capacité de brainstormer et de faire émerger des idées, etc. Au terme de cet accompagnement, une fois tous les outils en main, les groupes se réunissent en toute autonomie, idéalement une fois par semaine.

« C’est plus facile avec d’autres personnes qui sont dans des situations semblables »

Vincent Gadé, 37 ans, a toujours travaillé dans l'horeca et le commerce avant de se lancer, notamment grâce aux ateliers Cosearching dans le web development. Il vient de terminer une formation et un stage chez BeCode. "J'ai découvert l'existence du Cosearching dans une newsletter d'Actiris et je me suis tout de suite inscrit. On se sent parfois seul dans la recherche d'emploi. Les rencontres hebdomadaires, même si en visioconférence, m'ont beaucoup motivé et dynamisé. J'ai pu échanger avec plein de personnes d'âges, d'origines, d'horizons différents que je n'aurais jamais croisés sans les ateliers Cosearching. Nous nous sommes motivés les uns les autres pendant les séances coachées, mais aussi dans la plate-forme numérique Backstage.Network où nous avons commencé à lancer nous-mêmes des projets : des ateliers d'écriture ou d'informatique, des tables de conversation. J'ai pensé très longtemps à me lancer dans l'informatique, mais le déclic est venu lors d'un des ateliers. Aujourd'hui, j'ai déjà fini une formation et un stage et je veux continuer à me former."

Andrea Cuadrado, 38 ans, a participé aux ateliers de Cosearching. Elle affirme qu'ils l'ont aidée en pleine période covid à explorer plusieurs pistes professionnelles et à l'orienter dans sa recherche d'emploi. "J'ai suivi une dizaine de séances durant l'été 2020 dans un groupe de 8 personnes. Je me suis rendue compte qu'il est parfois plus facile de parler de ses rêves, de ses besoins professionnels ou de ses valeurs à d'autres personnes qui sont dans une situation semblable qu'à son propre entourage. Les ateliers de Cosearching ont aussi été un bon outil de réseautage. Finalement, après une expérience de volontariat, j'ai réussi à trouver un emploi chez NewB dans les ressources humaines. Grâce au groupe, j’ai osé me lancer dans ce nouveau job qui me correspond très bien."

Le Cosearching au banc d’essai depuis 2019

À l’initiative d’Actiris, le projet Cosearching.brussels est testé depuis 2019 dans le cadre d’un projet pilote mené en collaboration avec Activ’action, Cocorico and Co, Divers Gens et les Maisons de l’emploi de Forest, Woluwe-Saint-Lambert, Woluwe-Saint-Pierre, Watermael-Boitsfort et Uccle. Deux autres partenaires ont rejoint le projet en cours de route. D’abord,  Backstage.Network qui a mis en place une plateforme numérique dédiée à la communauté d’entraide : cosearching.brussels. Ensuite, Tracé Brussel qui a assuré le bilinguisme de ce projet.

Une aide précieuse pour les chômeurs de longue durée

Une enquête a été menée après la mise en œuvre du projet pilote. 84% des répondants reconnaissent que le Cosearching leur a permis de gagner en compétences. Le Cosearching peut également apporter une nouvelle solution pour les chômeurs de longue durée. En effet, en 2020, plus de 70% des cosearchers étaient au chômage depuis plus d’un an. Suite aux résultats positifs obtenus durant cette phase de test, fin 2021, le Comité de Gestion d’Actiris a décidé de prolonger la mise en œuvre du projet qui s’adresse désormais à toute personne inscrite chez Actiris et résidant en Région de Bruxelles-Capitale.

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Près de 100.000 inscrits sur Brulingua

Photo d'une personne utilisant l'application Brulingua active sur son smartphone

Grâce à Brulingua, apprendre une langue n’aura jamais été aussi facile. 21.650 Bruxellois se sont inscrits sur Brulingua en 2021. Ils étaient déjà 17.318 à se créer un compte sur la plateforme en 2020.

Actuellement, 97.334 personnes sont inscrites sur Brulingua pour apprendre l’une des 24 langues disponibles. On compte 63% de femmes et 73% des inscrits ont moins de 40 ans. On constate également que l’utilisation de Brulingua augmente avec le niveau d’étude : 34% ont au minimum leur diplôme secondaire.

11.024 personnes inscrites pour le néerlandais

 « L'acquisition de nouvelles compétences, notamment linguistiques, doit devenir un passage obligé pour les chercheurs d'emploi afin d'augmenter leur attractivité auprès des employeurs », déclare Bernard Clerfayt. En 2021, on recensait 11.024 personnes qui souhaitaient développer leurs connaissances en néerlandais, 6.188 en anglais, 5.861 en français 1.203 en allemand. Juste derrière, on retrouve l’espagnol (412), le bulgare (285) et l’italien (201), disponibles sur Brulingua depuis octobre 2021.

D’abord la connaissance des langues officielles

Pour décrocher un emploi en Région bruxelloise ou dans sa périphérie, la connaissance de plusieurs langues est une valeur ajoutée sur le marché du travail. À côté des nombreuses multinationales, bon nombre d’entreprises belges ont leur siège social à Bruxelles. D’ailleurs, parmi les offres d’emploi gérées par Actiris, une sur deux nécessite des connaissances linguistiques explicites. Et parmi celles-ci, plus de 55% requièrent des compétences en français et en néerlandais.

Le test permet d’adapter le niveau des exercices

Lors de l’inscription sur Brulingua, un premier test est effectué pour évaluer la connaissance de la langue et adapter les exercices en fonction. 4.781 Bruxellois ont effectué un test en néerlandais. 3.667 personnes ont réalisé un test en français.

« Le manque de compétences linguistiques chez les chercheurs d'emploi est un défi majeur pour mettre plus de Bruxellois à l’emploi. D’autant plus que 14.000 chercheurs d’emploi n’ont qu’une connaissance élémentaire du français ou du néerlandais. Comment trouver un emploi si l’on ne maîtrise pas l’une des deux langues nationales ? », s’interroge Bernard Clerfayt, Ministre bruxellois de l’Emploi et de la Formation professionnelle.